Être graphiste au Québec

Portrait de la concurrence en graphisme au Québec et trucs pour devenir graphiste.

« ...plus de 55 % des nouveaux emplois créés depuis 1990 sont de nature autonome. En termes concrets, cela signifie plus de 8 % de la population, soit 1,2 million de canadiens (Statistique Canada, 1991) »


Source : la Jeune chambre de commerce de Montréal



« Je veux aujourd’hui vous entretenir de l’état d’avancement de notre profession. Saviez-vous que l’Institut de la statistique du Québec évaluait à environ 15 000 le nombre de personnes se déclarant designer graphique au Québec en 2004, soit le plus important groupe de travailleurs de l’industrie du design, bien au-delà des designers industriels (3 500) et des architectes et techniciens en architecture (5 000)? Sommes-nous vraiment 15 000 designers graphiques au Québec? Selon une étude menée par la SDGQ, la RGD Ontario et la GDC, 50 % des designers graphiques affirmaient en 2005 ne pas avoir complété un programme d’études spécialisées de 3 ans ou plus, 30 % déclaraient des revenus annuels de 30 000 $ ou moins. Cette année-là, la moyenne nationale du taux horaire des designers graphiques au Canada se situait à 45 $. »


Source : http://oeilpouroeil.ca/141-lettre-du-president-de-la-sdgq-a-tous-les-designers-graphiques-du-quebec.opo


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Le rêve d'un graphiste... Entre cauchemar et réalité

 

Régulièrement, de jeunes créatifs me demandent conseil pour devenir graphistes : quel a été mon cheminement, quelle école est la meilleure, comment trouver un emploi, etc. Si je demeure convaincue que c'est le plus beau métier du monde parce que nous gagnons notre vie en créant, la vie de graphiste n'est pas toujours aussi rose que nous l'imaginons.

 

 Le désavantage du travail virtuel

 

Petite explication...
La création d'un logo comprend habituellement :

  1. Bilan visuel d'au moins 30 logos des compétiteurs (pour éviter les clichés)
  2. Environ une 20ène de croquis du sigle (le dessin)
  3. Idem pour le choix et la disposition du nom (signature)
  4. Idem pour l'agencement des couleurs
  5. Choix de deux esquisses et +/- deux variantes de chacune
  6. Choix du logo final
  7. Cahier technique avec toutes les variantes du logo (noir et blanc, tons de gris, couleurs RBG, CMYK, Pantone...)
  8. Livraison du logo en plusieurs formats (web, impression...)

Alors, comme vous pouvez le voir, notre charge de travail est colossale, et ce, malgré un produit livré qui semble, aux yeux de bien des clients, si simple à produire.

Quand c'est fait dans les règles de l'art, un bon logo a une durée de vie de plus ou moins 20 ans.

 

« Mon beau-frère connaît Photoshop, il est donc graphiste... »

 

De plus en plus d'amateurs sans formation s'improvisent graphiste. Un site Internet résume très bien ce phénomène : Soixante Millions de Graphistes regroupe un certain nombre de ces créations graphiques qui piquent les yeux… Vous pouvez également lire les répliques de graphistes qui doivent régulièrement répondre à des demandes de travail gratuit : http://gratuiste.tumblr.com

 

Il ne faut pas oublier que le mandat du graphiste n'est pas de faire joli, mais de s'assurer que la communication entre l'entreprise et son client passera bien. Pour ce faire, il doit connaître le jargon technique des imprimeurs et des programmeurs, sinon lorsque celui-ci demandera d'ajuster : le « dye cut », l'imposition, le « trapping », les marques de registre, le « bleed », le « kerning », le « doctype »... le « beau-frère qui connaît Photoshop » ou « la gentille secrétaire qui fait du graphisme avec Power Point » risquent fort de mettre l'entreprise dans l'embarras.  

 

À quoi peut rêver un graphiste?

 


Sans rancune les « beaux-frères » et les « gentilles secrétaires » )

 

Mon conseil...

Si votre démarche est sérieuse, une formation collégiale ou universitaire est de mise. Les professeurs sont des graphistes d'expérience, les formations reconnues par le Ministère vous feront apprendre les trucs du métier en accéléré. Ce qui vous aurait pris 5 ans à apprendre « sur le tas », vous l'apprendrez en moins de quelques mois! Alors, si malgré les désavantages du métier vous souhaitez toujours devenir graphiste, n'hésitez pas à suivre une formation.

 

  révisé par Caro






Annie - LaGraphiste

Directrice artistique et graphiste depuis 1997, entrepreneure à plein temps depuis 2001, LaGraphiste enr. Annie Mc Clure se définit comme une artiste multidisciplinaire. Amoureuse du design publicitaire et de la programmation de site web, elle fera tout en son pouvoir pour vous assurer un service haut de gamme à des prix compétitifs. 

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